Les chansons estivales, c’est Vasterival !

août 1st, 2014 by Voris Bian

Un album tout neuf plein de belles chansons pour passer l’été en musique.

Sylver et Paul Cosquer vous présentent :

http://www.jamendo.com/fr/list/a136888/vasterival

Les chansons de Truffaut

mars 3rd, 2012 by Voris Bian

Ce sont trois chansons que j’ai composées en février sur les thèmes des films de François Truffaut.

Entre Doisnel et Doisneau

I

Le matin je fais d’la photo
Avec mon ami, mon poteau.
Et le soir je vais au ciné
Avec ma femme, ma dulcinée.

Le matin pour faire des photos,
J’ai les yeux d’un halluciné.
Le soir devant le grand écran,
Après dix cafés j’suis à cran.

Refrain :

Je passe de Doisnel à Doisneau.
Aussi légèrement qu’un moineau,
Je volète de Cartier-Bresson
A Truffaut ou Robert Bresson.

Le petit oiseau va sortir.
Peut-être mais il lui faut choisir.
Il faut que le petit moineau
Choisisse entre Doisnel et Doisneau.

II

Le matin on prend des clichés.
Si on veut capter la lumière.
C’est comme ça, on peut pas tricher.
Mais le soir, chez les Frères Lumière,

Je m’assoupis dans mon fauteuil.
En regardant Daniel Auteuil.
J’te dis pas comme est ma bobine
Même devant Batman & Robin,

(refrain)

III

Le matin dans la chambre noire,
Le soir dans les salles obscures,
Mes yeux gagnés par le sommeil
Ne supportent plus le soleil.

Laisse tomber Robert Doisneau
Me dit ma jolie demoiselle
Laisse tomber Antoine Doisnel,
Me dit mon tendre damoiseau

(refrain)

Voris Bian 24 février 2012

Les sirènes du Mississippi

Que l’on vive dans les vicissitudes
Ou vissé à ses certitudes
A son messie, à ses études,
On tombe un jour de lassitude.

Qu’on vive dans la nécessité,
Ou tout en-haut de la cité,
Accroché à sa cécité,
On tombe un jour d’la société.

Et l’on entend se dissiper
Les sirènes du Mississippi.

Que l’on soit au Mississippi.
Mister ou bien misses hippie,
Bien retranché dans son tipie,
On va tous tomber en charpies.

Que l’on soit un nécessiteux
Miteux ou un brin vaniteux,
On est peu d’chose, on est si peu
Qu’un jour on retombe piteux.

Et l’on entend se dissiper
Les sirènes du Mississippi.

Peu importent nos turpitudes,
Nos angoisses nos habitudes,
Quelles que soient nos latitudes,
On compte sur la mansuétude…

Et l’on entend se dissiper
Les sirènes du Mississippi.

Voris Bian 23 février 2012

La balade de Jules et Jim

I

Y’a ceux qui aiment l’amour à deux,
Et ceux qui cherchent des plans scabreux.
Ceux qui font ça en toute hâte,
Ceux qui font ça à trois ou quatre.

Moi, si c’était l’amour à trois
Ce serait comme au cinéma,
Ce serait comme dans Jules et Jim.
C’est comme ça que je l’imagine.

Dans le tourbillon des régimes
Et de la vie de Jules et Jim,
Il y a l’amour à inventer.
C’est un secret bien éventé.

Dans la vie de Jules et de Jim,
Y’a Jeanne Moreau androgyne
Portant la moustache et casquette
Qui poursuit une étrange quête.

Refrain :

Il y a du Jim en Jules, du Jules en Jim.
L’amour défie tous les régimes.
Il est comme un grand tourbillon.
Où se prennent les papillons.

Il y a du Jules en Jim, du Jim en Jules.
L’amour les confond à l’envi
Il tient le rôle majuscule.
Dans le tourbillon de la vie.

II

Y’a ceux qui s’aiment sous tous les angles,
Ceux qui défendent leur pré carré.
Ceux qui font l’amour en triangle,
Ceux qui font des parties de carré.

Moi, si c’était l’amour à trois
Ce serait comme au cinéma,
Ce serait comme dans Jules et Jim.
C’est comme ça que je l’imagine.

Dans le tourbillon des amours
Il peut pleuvoir, il peut venter,
De la fantaisie, de l’humour
Et l’amour à réinventer.

Voris Bian 23 février 2012

Le rade des villes et le rade des champs

février 24th, 2012 by Voris Bian

Voilà un titre curieux ! On pense spontanément à Jean De La Fontaine, le Rat des villes et le Rat des champs. Et on a raison. C’est un hommage aussi à la vie dans les bistrots des villes et des campagnes. Que l’on oppose trop souvent à tort. En effet, ne trouve-t-on pas autant de savoureuses brèves de comptoir à la ville et à la campagne ? Jeux de mots aidant, un hommage est aussi rendu à la troupe de Deschamps et à Benoît Urbain.

Il existe peut-être quelque part, au fond d’un bourg ou d’une cambrousse, un rade qui se nomme “Au pt’it bonheur”, du nom du groupe qui fit son succès avec “J’veux du soleil” et auquel appartenait Benoît Urbain, comme accordéoniste. Mais, les accordéonistes, en trouve-t-on encore beaucoup aujourd’hui dans les bistrots ? Qu’importe ! Cette chanson rend hommage à tous les bistrots, de tous lieux et de toutes époques et surtout à toute la faune qui la fréquente.

Le rade des villes et le rade des champs (écouter la chanson ici)

Dans mon rade des villes,
Il y a Benoît Urbain
Ce nom lui va très bien.
Dans mon rade des villes,
On joue des vaudevilles.

Dans mon rade des champs,
C’est la troupe Deschamps
Qui vient à la veillée
Pour nous émerveiller.
Dans mon rade des champs.

Quand mon rade des villes
Par les soirs radieux file,
Il devient un radeau
Cap sur l’Eldorado !

Quand mon rade des champs
Nous récite des chants,
De belle Antiquité,
Je voudrais tout quitter.

Tout quitter pour partir
Loin du rade des champs
Et pour ne plus pâtir
De ce monde méchant.

Tout quitter pour aller
Loin du rade des villes
A Venise ou Séville
Cela peut bien m’aller.

On pourra voir un lien direct entre cette chanson et la précédente. A trop fréquenter les rades, on peut être émêché. Mais c’est surtout aux émêchés de l’existence que la chanson s’adresse. A ces êtres usés avant l’âge à cause des vicissitudes de leur rude existence. La vie dans la rue, la faim, l’alcool aussi bien sûr. La bougie de leurs vies est émêchée, elle ne fait plus qu’une petite flammèche.

Emêchés (écouter la chanson ici)

I

Vous êtes éméché.
La vie n’est plus flammèche.
Vous rallumez la mèche.

Dans la nuit, la bougie
Vient éclairer ton bouge.
Tu sens que le sol bouge.

Ou bien ce sont tes pieds
Qui cherchent à voler.
Qu’est-ce que vous voulez ?

Il faut que l’on soit saoul.
Sous la jupe de la vie,
Pour en voir les dessous.

II

Vous êtes éméchée.
Vous n’êtes plus pimbêche,
Et vous voilà de mèche

Avec, là, la lie
De toute l’Humanité.
On sonne l’halali

De toutes vos vanités !
Car à l’heure des cloches
Vous voilà invitée.

Et vous videz vos poches
A la Cour des miracles
Où le vin est oracle.

III

Vous êtes aviné.
Vous l’aurez deviné.
Dans le fond raviné

Du rade, les buveurs d’eau
Ne prennent pas le radeau
De nos Eldorados.

Les peaux-rouges criards
Ne les ont pas pour cible.
Ils ne sont point sensibles
Aux poivrots égrillards.

Ah ! J’oubliais : c’est ma quatrième collaboration avec Sylvain Mérezette alias SYLMER, le 4ème album amateur sur Jamendo. je vous laisse découvrir ou redécouvrir les précédents. Bonne écoute !

Pour accéder à l’ensemble de l’album, cliquez ici !

4 nouvelles chansons

février 17th, 2012 by Voris Bian

Cliquez sur la pochette pour les écouter !

La première “Le persifleur” est un double hommage : à Boris Vian et à son Déserteur, et à l’homme qui sourit aux soldats allemands qui vont le fusiller (photo célèbre d’un résistant français).

Le reste est plus léger. :-)

Pour accéder aux paroles des chansons, cliquez sur les titres.

Merci à Sylmer pour ces adaptations de mes textes. C’est une prouesse que de les avoir interprétés tels quels. Bravo !

Le plus vieux métier du monde

février 13th, 2012 by Voris Bian

I

Bel ouvrier ou monte-en-l’air,
Compagnon ou cambrioleur,
- Mais pas vous messieurs les violeurs -,
Venez vous envoyer en l’air !

Bel ouvrier ou maître-queue,
Ou jeune rôdeur en rodage,
De toutes conditions, de tous âges
Veuillez s’il-vous-plaît faire la queue !

Refrain :

Jadis, il y avait des gens de métiers
Qui pour la paix de leurs ménages
Savaient vingt fois sur le métier.
Remettre de la belle ouvrage.

Beaux ouvriers, vous devriez
Revenir et faire briller
La lueur dans les pupilles rondes
Des filles du vieux métier du monde.

II

Bel ouvrier, gentil voleur,
Aviateur, aiguilleur du ciel
- Mais pas vous les serial killers –
Venez goûter au septième ciel !

Bel ouvrier et dilettante,
Vieux routiers ou bien débutants,
Je saurai vous donner du temps.
Veuillez prendre la file d’attente !

Refrain :

Jadis, il y avait des gens de métiers
Qui pour la paix de leurs ménages
Savaient vingt fois sur le métier.
Remettre de la belle ouvrage.

Beaux ouvriers, vous devriez
Revenir et faire briller
La lueur dans les pupilles rondes
Des filles du vieux métier du monde.

III

Beaux ouvriers des aciéries,
Petits blaireaux, pour ramoner,
- Pas vous les violeurs en série –
Passez donc par ma cheminée !

Jeune homme au joli métissage,
Laisse ton maître en apprentissage
- pour toi je tiendrai permanence -
Viens donc me voir en alternance.

Voris Bian 13 février 2012

Le temps des ouvriers

février 13th, 2012 by Voris Bian

I

C’était le temps des ouvriers.
On voyait briller dans la nuit
Les forges et les ateliers.
Le dimanche, c’était l’ennui.

C’était le temps des usines
Des corons et des Penn sardins.
Les longues cheminées fumaient
Et le dimanche on s’ennuyait.

Alors ils allaient à la messe,
A l’estaminet, à confesse.
ça leur faisait passer le temps.
Y’avait pas de télé en ces temps.

II

C’était le temps des ateliers
Où chacun briquait sa machine
Et ses habits et ses outils.
Y’avait encore des bateliers.

On les appelait les marins d’eau douce
Chez les vrais marins de la côte
Qui riaient secouant les côtes
Pour qui y’avait pas d’marée douce.

Mais pour ces travailleurs de la mer,
Comme pour les mineurs de Lorraine,
Il n’y avait qu’une seule sirène
Qui les rappelait à la guerre.

III

C’était le temps des ouvrières.
Elles voyaient briller dans la nuit
Des pluies de bombes meurtrières.
Elles priaient la Vierge Marie.

Les femmes n’étaient plus aux fourneaux.
Elle remplaçaient aux hauts fourneaux
Leurs maris qui étaient partis.
Les veuves pleuraient leurs maris.

La guerre, qui en avait tué tant,
N’ayant pas su tuer le temps.
Les femmes retournaient à la messe,
Pour voir le curé en confesse…

Voris Bian 13 février 2012

Le débardeur

février 13th, 2012 by Voris Bian

Il faisait chaud dans l’atelier.
Alors vous vous découvriez.
A la tâche vous vous atteliez.
Enfin, le soir vous m’ouvriez

Les portes de votre atelier.
Le torse nu, vous m’appeliez.
Là dans la sueur et l’essence,
Vous faisiez chavirer mes sens.

C’était par un été torride.
A la radio passait Lou Reed
Qui chantait Walk on the wild side.
Et vous étiez mon Mister Hyde.

Au milieu de votre établi,
Des taches de graisse, de cambouis,
Il n’y eut plus de code établi.
Plus de tabous, plus d’interdits.

Malgré la chaleur du soleil,
Vous remettiez le débardeur.
Et c’étaient des nuits sans sommeil.
Et vous m’aimiez avec ardeur.

Un jour l’atelier a fermé.
On a démonté les machines
A la cloche de bois pour la Chine.
Et mon coeur aussi s’est fermé.

Pour toujours et comme un étau
Dans l’atelier il s’est serré
Sur une chanson d’Léo ferré
Qu’on entendait à la radio.

Il faisait chaud dans l’atelier.
Alors vous vous découvriez.
A la tâche vous vous atteliez.
Enfin, le soir vous m’ouvriez

Les portes de votre atelier…

Voris Bian 13 février 2012

Je suis un épicurien

février 12th, 2012 by Voris Bian

I

Je me pique d’aimer Epicure
J’aime l’amour et pas ses piqûres.

J’aime la rose et pas l’épine.
Les orties sont pas mes copines.

J’ai peur des piqûres, c’est bien triste,
De l’infirmière et du dentiste.

II

Oui je m’adonne à l’hédonisme.
Que je préfère au platonisme.

Car je pense que la morsure
De l’Amour mène à la mort sure.

Je me flatte d’être épicurien
Je me contente du « mieux que rien ».

III

De l’amour je crains l’aiguillon.
Quand je le vois, je crie « fuyons ! »

Je crains de la guêpe le dard.
Quand je la vois je fuis dare-dare.

Bref ! Je suis un épicurien.
Et sérieux comme un saint-cyrien.

IV

Je tiens d’Epicure le don
D’esquiver le dieu Cupidon.

J’ai une peau de rhinocéros
Qui résiste aux flèches d’Eros.

Je vous l’ai dit : j’aime Epicure.
J’aime l’amour et pas ses piqûres.

Refrain possible pour ceux qui aiment quand il y a un refrain:

Tous ces jouisseurs insupportables
Ne sont pas mes compagnons de table.
Ils sont pas de mon écurie,
Moi je suis de l’épicurie.

C’est pas toujours une sinécure
D’être un adepte d’Epicure.
Mais quand je croise un stoïcien,
Je préfère mes maîtres aux siens.

Voris Bian 12 février 2012

Mes chansons d’amour (2)

février 8th, 2012 by Voris Bian

Chansons ou poèmes d’amour du début février 2012.

Je ne suis que la somme de mes chagrins d’amour

Je ne suis que la somme de mes chagrins d’amour.
Je ne suis rien, crois-moi, qu’un amas d’ombre lourd.

J’avance dans ma vie.
Avec mes plaies ouvertes
Ma route, je la dévie
De la moindre amourette.

La vie m’a enseigné
Que l’amour fait saigner
Et pleurer sans secours
Au fond d’une arrière-cour.

Je ne suis que la somme de mes chagrins d’amour.
Mon cœur est froid, sans vie. A toutes ces choses il est sourd.

Et moi j’ai trois mille ans.
Je tire le bilan
Eloigne-toi, vas-t‘en !
Epouse un jeune amant !

La vie m’a fait comprendre
Que le peu qu’elle me tend
S’étiole en peu de temps
Et qu’elle peut tout reprendre.

Je ne suis que la somme de mes chagrins d’amour.
Et tu voudrais, jeune fille, faire battre un vieux tambour.

Laisse-le s’il-te-plaît,
Avec ses vieilles plaies,
Ce cœur trop pris pour cible
Au réveil impossible.

La vie l’a violenté.
Le voilà trépassé.
Et des amours passés
Il est encore hanté.

Voris Bian 8 février 2012

Cueillez, jeune fille

I

Cueillez, jeune fille, cueillez
Toute la fleur de la beauté
Moi, on me l’a toute ôtée.
Depuis, j’ai le cœur endeuillé.

Cueillez, jeune fille, cueillez
La fraîcheur de cette fontaine.
Moi qui suis dans ma cinquantaine,
Je ne pourrais que m’y noyer.

II

Cueillez, jeune fille, cueillez
La rose de votre jeunesse.
Moi je n’ai par mon droit d’aînesse
Aucun droit de vous la souiller.

Cueillez, jeune fille, cueillez
Dans le jardin la marguerite.
Effeuillez-la selon le rite.
La mienne n’est que trop effeuillée.

III

Cueillez, jeune fille, cueillez
Votre image dans le miroir.
Vivez et laissez sommeiller
Mes souvenirs dans mes tiroirs.

Cueillez, jeune fille, cueillez
La vie qui vous attend, fuyez !
Je ne veux plus ici vous voir.
Moi je retourne à mon devoir…

Voris Bian 8 février 2012

A la source de tes sourcils

I

A la source de tes sourcils,
Avec mon bâton de sourcier,
Je cherche l’eau sans sourciller
Et sans me montrer trop docile,

Je suis le chemin vers tes cils
A longues pointes si graciles
Que je contemple sans ciller.
Je sens tout mon sang frétiller…

II

A la source de tes sourcils,
Lorsque mon bâton de sourcier,
Se courbe et puis soudain oscille,
Je me dis que la source y est.

Alors je marche vers tes cils
Et dans les senteurs de persil,
Je fais des gestes de sorcier.
Et je me mets à sautiller.

III

A la source de tes sourcils
Je vois une larme scintiller
Au loin à l’ombre de tes cils.
Au lac des paupières qui oscillent.

Je suis la route en pointillés :
Quelques traces de fin ricil,
Et du sel tombé de tes cils.
Et je commence à vaciller.

IV

A la source de tes sourcils,
Je remonte au mont nourricier.
Je me ressource enfin. Facile
De sentir mon coeur pétiller.

Je suivrai la voie de tes cils
Demain. Ce n’est pas très sorcier
Depuis la source de tes sourcils
Avec mon bâton de sourcier.

Voris Bian 6 février 2012

Mon amant d’Ankara

Mon amant d’Ankara
Cache une pierre de cent carats
Qui brille de mille éclats bruts.
Dans un sac de toile de jute.

Et dans la ville d’Ankara.
Mon amant, que moi j’aime, rôde
Il cache aussi une émeraude
Qui vaut dans les deux cent carats.

Pourtant lorsque mon âme est triste,
C’est dans ses yeux améthystes
Que je me plonge, amoureuse.
Ce sont mes deux pierres précieuses.

Car voyez la seule pierre que j’aime,
Bien plus que la pierre de gemme,
C’est mon amant. Plus qu’un saphir,
Il sait tout à moi me suffire.

Mon amant d’Ankara
Cache une pierre de cent carats
Qui brille de mille éclats bruts.
Dans un sac de toile de jute.

Voris Bian 1er février 2012

Je suis accro aux acronymes

janvier 24th, 2012 by Voris Bian

“Accro aux anonymes” est la nouvelle chanson en collaboration SYLMER – Paul Cosquer (alias Voris Bian).

Pour l’écouter, cliquez sur la pochette. Pour accéder aux paroles, cliquez sur le titre del a chanson. Oy yeah !