A chacun sa chaconne

rameau

La chaconne est un genre musical qui remonte au moins au XVII ème siècle. Les grands noms sont ici Bach, Haendel, Buxtehude, Couperin, Lully, entre autres.

Pourquoi ce titre ? Parce que la chaconne est une forme de variation et qu’en ce domaine chacun peut trouver chaussure à son pied. Nous prendrons par exemple chaconne très connue de Bach en ré mineur BWV 1004.

Nous avons cette transcription de Johannes Brahms,
Celle de Busoni.

Mais nous pouvons aussi écouter cette chaconne interprétée de diverses manières et par différents instruments :

Au violon
Au piano. On appréciera la virtuosité finale du musicien.
A la guitare (Andrès Ségovia)
A la guitare mais plus récent (Julian Bream)

A l’écoute, on relève les caractéristiques essentielles de la chaconne : son caractère répétitif lié à la structure refrain / couplets qui tirerait son origine du rondeau musical. Pour éviter la monotonie, les reprises se font sur des variations rythmiques, harmoniques ou mélodiques. Mais l’ensemble reste marqué par une certaine lenteur.

La mesure à trois temps et le principe de l’ostinato (*) font de la chaconne un genre définitivement baroque même si certains compositeurs modernes ont dénommé “chaconnes” certaines de leurs Å“uvres (Rachmaninov par exemple).

[ * L'ostinato est la répétition obstinée d'une rythmique, d'une mélodie, d'une harmonie. On en trouve aussi des exemples d'application dans le Canon de Pachelbel et le Boléro de Ravel, les grounds et la musique minimaliste ]

Outre la chaconne de Bach, en voici quelques autres marquées par le style personnel de leurs compositeurs :

Couperin
Buxtehude (douce chaconne à l’orgue)
Lully (Pour “Le Bourgeois gentilhomme” de Molière)
Rameau (Les Indes galantes)
Purcell qui n’est pas sans rappeler une Å“uvre de Rameau.
Marin Marais

La chaconne est une danse à 3 temps originaire du Mexique. Elle a été employée par Lully et Gluck pour leurs opéras. Elle constitue le morceau final des tragédies lyriques et opéras-balais. Mais la chaconne a fini par se confondre avec la passacaille, si bien que les compositeurs nomment leurs Å“uvres tantôt “chaconne” tantôt “passacaille”.

La passacaille que l’on pourra s’écouter les soirs d’hiver où n’est-ce pas ça caille ? Aïe ! Oui je sors. Non, ne me raccompagnez-pas, je connais la sortie.

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