Belles sérénades, aubades et nocturnes

Les sérénades et les aubades jouent des fonctions bien définies : à l’origine du moins, il s’agissait de rendre hommage à une dame au bas de sa fenêtre le soir (sérénade) ou à l’aube (aubade), d’agrémenter de mélodies ses apparitions dans une démarche galante. Les nocturnes, en revanche, n’ont pas eu de fonction précise.

C’est Mozart qui a composé les sérénades les plus célèbres et notamment celle dite Haffner, par la suite comptée comme la 35e symphonie de Mozart, ou Symphonie de Haffner, ou encore “Petite musique de nuit” (“Eine Kleine Nachtmusik”).

Quant aux nocturnes, elles demeurent associées au nom de Frédéric Chopin mais leur invention remonte en réalité à des compositeurs tels que l’irlandais John Field (1782-1837).

J’ai sélectionné ci-dessous des pièces musicales correspondant à ces trois catégories :

I – Les aubades

Anne Quéffelec interprète une aubade d’Eric Satie : “Avant-dernières pensées” Et l’on imagine les arrières-pensées de l’amant musicien jouant l’aubade à la dame à sa fenêtre…

Roméo et Juliette est évidemment incontournable pour le genre ici traité. Prokofiev : aubade de la suite no 3 opus 101

Darius Milhaud, “La cheminée du roi René – II Aubade

Les Anglais aussi ! Elgar : “Aubade de la Nursery Suite”

Ah ! J’oubliais, l’aubade se disait aussi “alborada”. On trouve ainsi, par exemple, une aubade ainsi nommée par Maurice Ravel : Alborada del gracioso (aubade du gracieux). L’orchestre est dirigé par Pierre Boulez.

Et, puisque l’alborada est espagnole, place au maestro Torru Kannari qui interprète ici une œuvre du grand compositeur espagnol Tarrega (il y a un accent sur le premier “a” mais le clavier ne le trouve pas…

II – Les sérénades

J’ai eu envie de commencer par ma préférée, cette sérénade de Schubert que je livre en deux versions :

Piano et violon (Anne Gastinel, Claire Désert : je ne sais si c’est le bon ordre…)

A la guitare par Pedro Ibanez

Ah ! Mozart. Forcément :

Sérénade no 15 K525 : Ici
Et là

Sérénade du concerto pour violon en si majeur

D’autres sérénades grandioses et sublimes avec :

Dvoràk dirigé par yehudi Mehudin.

Tchaïkovsky

Toujours Tchaïkovsky

Un petit détour par le jazz avec Glenn Miller et sa “Moonlight serenade” et Django Reinhardt.

et par le rock avec le groupe Jethro Tull.

Revenons au classique pour signaler les Sérénades pour orchestre de Brahms. Il y a la Sérénade no 1 opus 11 et la Sérénade no 2 opus 16. Chacune comprend plusieurs mouvements. Voici un extrait de la no 1.

III – Les nocturnes

Chopin a composé 21 nocturnes. On peut en écouter 19 ici.

Ces listes ne sont évidemment pas exhaustives.

On peut aussi composer en amateurs de petites œuvres des genres musicaux de cet article. Je me suis amusé à illustrer mon propos d’exemples de travaux pratiques personnels, comme j’ai eu l’occasion de le faire pour des articles précédents.

aubades

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