Les chansons de Truffaut

Ce sont trois chansons que j’ai composĂ©es en fĂ©vrier sur les thèmes des films de François Truffaut.

Entre Doisnel et Doisneau

I

Le matin je fais d’la photo
Avec mon ami, mon poteau.
Et le soir je vais au ciné
Avec ma femme, ma dulcinée.

Le matin pour faire des photos,
J’ai les yeux d’un halluciné.
Le soir devant le grand Ă©cran,
Après dix cafés j’suis à cran.

Refrain :

Je passe de Doisnel Ă  Doisneau.
Aussi légèrement qu’un moineau,
Je volète de Cartier-Bresson
A Truffaut ou Robert Bresson.

Le petit oiseau va sortir.
Peut-ĂŞtre mais il lui faut choisir.
Il faut que le petit moineau
Choisisse entre Doisnel et Doisneau.

II

Le matin on prend des clichés.
Si on veut capter la lumière.
C’est comme ça, on peut pas tricher.
Mais le soir, chez les Frères Lumière,

Je m’assoupis dans mon fauteuil.
En regardant Daniel Auteuil.
J’te dis pas comme est ma bobine
MĂŞme devant Batman & Robin,

(refrain)

III

Le matin dans la chambre noire,
Le soir dans les salles obscures,
Mes yeux gagnés par le sommeil
Ne supportent plus le soleil.

Laisse tomber Robert Doisneau
Me dit ma jolie demoiselle
Laisse tomber Antoine Doisnel,
Me dit mon tendre damoiseau

(refrain)

Voris Bian 24 février 2012

Les sirènes du Mississippi

Que l’on vive dans les vicissitudes
Ou vissé à ses certitudes
A son messie, Ă  ses Ă©tudes,
On tombe un jour de lassitude.

Qu’on vive dans la nécessité,
Ou tout en-haut de la cité,
Accroché à sa cécité,
On tombe un jour d’la société.

Et l’on entend se dissiper
Les sirènes du Mississippi.

Que l’on soit au Mississippi.
Mister ou bien misses hippie,
Bien retranché dans son tipie,
On va tous tomber en charpies.

Que l’on soit un nécessiteux
Miteux ou un brin vaniteux,
On est peu d’chose, on est si peu
Qu’un jour on retombe piteux.

Et l’on entend se dissiper
Les sirènes du Mississippi.

Peu importent nos turpitudes,
Nos angoisses nos habitudes,
Quelles que soient nos latitudes,
On compte sur la mansuétude…

Et l’on entend se dissiper
Les sirènes du Mississippi.

Voris Bian 23 février 2012

La balade de Jules et Jim

I

Y’a ceux qui aiment l’amour à deux,
Et ceux qui cherchent des plans scabreux.
Ceux qui font ça en toute hâte,
Ceux qui font ça à trois ou quatre.

Moi, si c’était l’amour à trois
Ce serait comme au cinéma,
Ce serait comme dans Jules et Jim.
C’est comme ça que je l’imagine.

Dans le tourbillon des régimes
Et de la vie de Jules et Jim,
Il y a l’amour à inventer.
C’est un secret bien éventé.

Dans la vie de Jules et de Jim,
Y’a Jeanne Moreau androgyne
Portant la moustache et casquette
Qui poursuit une Ă©trange quĂŞte.

Refrain :

Il y a du Jim en Jules, du Jules en Jim.
L’amour défie tous les régimes.
Il est comme un grand tourbillon.
OĂą se prennent les papillons.

Il y a du Jules en Jim, du Jim en Jules.
L’amour les confond à l’envi
Il tient le rĂ´le majuscule.
Dans le tourbillon de la vie.

II

Y’a ceux qui s’aiment sous tous les angles,
Ceux qui défendent leur pré carré.
Ceux qui font l’amour en triangle,
Ceux qui font des parties de carré.

Moi, si c’était l’amour à trois
Ce serait comme au cinéma,
Ce serait comme dans Jules et Jim.
C’est comme ça que je l’imagine.

Dans le tourbillon des amours
Il peut pleuvoir, il peut venter,
De la fantaisie, de l’humour
Et l’amour à réinventer.

Voris Bian 23 février 2012

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