Mes chansons d’amour (2)
Chansons ou poĂšmes d’amour du dĂ©but fĂ©vrier 2012.
Je ne suis que la somme de mes chagrins dâamour
Je ne suis que la somme de mes chagrins dâamour.
Je ne suis rien, crois-moi, quâun amas dâombre lourd.
Jâavance dans ma vie.
Avec mes plaies ouvertes
Ma route, je la dévie
De la moindre amourette.
La vie mâa enseignĂ©
Que lâamour fait saigner
Et pleurer sans secours
Au fond dâune arriĂšre-cour.
Je ne suis que la somme de mes chagrins dâamour.
Mon cĆur est froid, sans vie. A toutes ces choses il est sourd.
Et moi jâai trois mille ans.
Je tire le bilan
Eloigne-toi, vas-tâen !
Epouse un jeune amant !
La vie mâa fait comprendre
Que le peu quâelle me tend
SâĂ©tiole en peu de temps
Et quâelle peut tout reprendre.
Je ne suis que la somme de mes chagrins dâamour.
Et tu voudrais, jeune fille, faire battre un vieux tambour.
Laisse-le sâil-te-plaĂźt,
Avec ses vieilles plaies,
Ce cĆur trop pris pour cible
Au réveil impossible.
La vie lâa violentĂ©.
Le voilà trépassé.
Et des amours passés
Il est encore hanté.
Voris Bian 8 février 2012
Cueillez, jeune fille
I
Cueillez, jeune fille, cueillez
Toute la fleur de la beauté
Moi, on me lâa toute ĂŽtĂ©e.
Depuis, jâai le cĆur endeuillĂ©.
Cueillez, jeune fille, cueillez
La fraĂźcheur de cette fontaine.
Moi qui suis dans ma cinquantaine,
Je ne pourrais que mây noyer.
II
Cueillez, jeune fille, cueillez
La rose de votre jeunesse.
Moi je nâai par mon droit dâaĂźnesse
Aucun droit de vous la souiller.
Cueillez, jeune fille, cueillez
Dans le jardin la marguerite.
Effeuillez-la selon le rite.
La mienne nâest que trop effeuillĂ©e.
III
Cueillez, jeune fille, cueillez
Votre image dans le miroir.
Vivez et laissez sommeiller
Mes souvenirs dans mes tiroirs.
Cueillez, jeune fille, cueillez
La vie qui vous attend, fuyez !
Je ne veux plus ici vous voir.
Moi je retourne Ă mon devoirâŠ
Voris Bian 8 février 2012
A la source de tes sourcils
I
A la source de tes sourcils,
Avec mon bĂąton de sourcier,
Je cherche lâeau sans sourciller
Et sans me montrer trop docile,
Je suis le chemin vers tes cils
A longues pointes si graciles
Que je contemple sans ciller.
Je sens tout mon sang frĂ©tillerâŠ
II
A la source de tes sourcils,
Lorsque mon bĂąton de sourcier,
Se courbe et puis soudain oscille,
Je me dis que la source y est.
Alors je marche vers tes cils
Et dans les senteurs de persil,
Je fais des gestes de sorcier.
Et je me mets Ă sautiller.
III
A la source de tes sourcils
Je vois une larme scintiller
Au loin Ă lâombre de tes cils.
Au lac des paupiĂšres qui oscillent.
Je suis la route en pointillés :
Quelques traces de fin ricil,
Et du sel tombé de tes cils.
Et je commence Ă vaciller.
IV
A la source de tes sourcils,
Je remonte au mont nourricier.
Je me ressource enfin. Facile
De sentir mon coeur pétiller.
Je suivrai la voie de tes cils
Demain. Ce nâest pas trĂšs sorcier
Depuis la source de tes sourcils
Avec mon bĂąton de sourcier.
Voris Bian 6 février 2012
Mon amant dâAnkara
Mon amant dâAnkara
Cache une pierre de cent carats
Qui brille de mille éclats bruts.
Dans un sac de toile de jute.
Et dans la ville dâAnkara.
Mon amant, que moi jâaime, rĂŽde
Il cache aussi une émeraude
Qui vaut dans les deux cent carats.
Pourtant lorsque mon Ăąme est triste,
Câest dans ses yeux amĂ©thystes
Que je me plonge, amoureuse.
Ce sont mes deux pierres précieuses.
Car voyez la seule pierre que jâaime,
Bien plus que la pierre de gemme,
Câest mon amant. Plus quâun saphir,
Il sait tout Ă moi me suffire.
Mon amant dâAnkara
Cache une pierre de cent carats
Qui brille de mille éclats bruts.
Dans un sac de toile de jute.
Voris Bian 1er février 2012




















