Archive for the ‘Musique baroque’ Category

DĂ©couvrez 5 compositeurs inconnus !

Samedi, novembre 27th, 2010

Il est des passionnĂ©s qui s’intĂ©ressent Ă  des compositeurs que la postĂ©ritĂ© a trop injustement dĂ©daignĂ©s. C’est le cas de Fergus, blogueur et mĂ©lomane, qui, pour notre plus grand bonheur, exhume des personnages insolites et talentueux des fonds de l’Histoire !

Voici leurs portraits ! (je ne reprends que les rĂ©sumĂ©s : cliquez sur le titre pour accĂ©der Ă  l’article complet)

Le nègre des Lumières

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un nouvel article sur Obama. Le « Nègre des lumières », c’est ainsi qu’Alain Guédé nomme l’étonnant, le séduisant, le talentueux Joseph Boulogne, chevalier de Saint-Georges, dans la passionnante biographie qu’il lui a consacrée aux éditions Actes Sud. Compositeur, violoniste, escrimeur, bourreau des cœurs, sportif émérite, le chevalier fut tout cela à la fois. Il fut également le premier officier noir de l’armée française.

Elisabeth Jacquet de la Guerre, première femme-compositeur

Du temps de Louis XIV seule une quarantaine de compositeurs a évité l’humiliation posthume d’un oubli total. Parmi eux, quelques rares noms connus*, mal le plus souvent, mais de femme, point. Il a pourtant bel et bien existé une pionnière, fort talentueuse de surcroît et reconnue à la Cour du très exigeant Roi-Soleil : Élisabeth Claude Jacquet de la Guerre.

Padre Davide, rock star du 19ème siècle

Rien ne prĂ©disposait ce jeune prĂŞtre lombard Ă  devenir une star adulĂ©e dans une Italie oĂą l’engouement pour la musique d’opĂ©ra culminait alors Ă  un niveau jamais atteint dans aucun autre pays. Aujourd’hui largement oubliĂ©, Padre Davide da Bergamo attirait pourtant des foules considĂ©rables dans les Ă©glises oĂą il se produisait Ă  l’orgue, rĂ©inventant la musique liturgique pour le plus grand plaisir de ses compatriotes enthousiastes, de ses fans, dirions-nous aujourd’hui…

Herschel, la tĂŞte dans les Ă©toiles

Cinq nouvelles galaxies, dont la lumière a voyagĂ© durant 10 milliards d’annĂ©es avant d’atteindre la Terre, viennent d’être dĂ©couvertes (lien) par des chercheurs de l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA). Grâce au tĂ©lescope Herschel. Un fabuleux outil baptisĂ© ainsi en hommage Ă  un grand astronome dont on a oubliĂ© qu’il fut Ă©galement un… compositeur de qualitĂ©.

Beaucoup d’hommes, dans leur vanité, rêvent de laisser une trace de leur séjour terrestre, ne serait-ce qu’un nom. Bien peu y parviennent. Quelques-unes des obscures célébrités passées n’en ont pas moins remarquablement tiré leur épingle du jeu ; tel est précisément le cas de Daniel-François-Esprit Auber. Grâce au… métro !

L’auteur des articles : Fergus.

Les genres fokloriques en musique classique

Vendredi, octobre 8th, 2010

mazurka

Le bicentenaire de la naissance de FrĂ©dĂ©ric Chopin nous rappelle les cĂ©lèbres “Polonaises” du compositeur et ses Mazurkas. D’autres formes rendent hommage au folklore ou empruntent aux genres traditionnels comme la tarentelle, le fandango, le bolĂ©ro, la polka.

I – Les imports de la tradition polonaise

Evidemment, le nom de Chopin vient ici en premier. Avec ses Polonaises, ses mazurkas.

La Polonaise entre dans le genre classique au XIXe siècle avec MichaĹ‚ Kleofas OgiĹ„ski, Ignacy DobrzyĹ„ski, mais surtout avec FrĂ©dĂ©ric Chopin. Il ne faut pas la confondre avec la Polka qui est en rĂ©alitĂ© issue de BohĂŞme et s’est dĂ©veloppĂ©e dans les pays voisins de la Pologne.

La mazurka est une danse paysanne qui sera introduite dans les salons européens par Jan Stefani et Maciej Kamieński.

Parfois les genres se confondent et Chopin puise directement dans la mazurka traditionnelle. Sa “Polonaise en Fa dièse mineur, Op. 44″ pour piano seul (surnommĂ©e la “tragique” polonaise) est composĂ©e comme une Mazurka.

Sa Polonaise la plus connue est sa “Polonaise hĂ©roĂŻque”. L’air est dans toute les tĂŞtes. Sur YouTube.

II – Les imports venant de BohĂŞme

Nous avons évoqué la Polka. La polka est une danse originaire de Bohême (actuelle République tchèque).

Le mot polka ne désigne pas une musique polonaise mais vient du tchèque půlka (moitié ou demi), décrivant le pas chassé (demi-pas) servant de base à la danse.

Il s’agit d’une forme dĂ©rivĂ©e de danses issue de danses plus anciennes : nimra, bourrĂ©e, Ă©cossaise, scottish…

Avec ses 160 numĂ©ros d’opus, Johann Strauss Fils est sans conteste le « maĂ®tre » de la polka de la fin du XIXe siècle. Mais les compositeurs tchèques comme Smetana, Dvořák ou ZdenÄ›k Fibiche cherchent une authenticitĂ© plus « nationale ».

Jacques Offenbach l’intègre dans nombre de ses opĂ©ras bouffes. Georges Bizet, Gioachino Rossini (Petite polka chinoise), Bohuslav MartinĹŻ, Jose.

III – Les imports d’origine italienne

- La tarentelle nous vient du Sud de l’Italie. Très ancienne, il s’agit d’une musique particulièrement vivace. Elle donnait lieu Ă  des danses effrĂ©nĂ©es qui pouvaient durer des journĂ©es entières, Ă  l’occasion de cĂ©rĂ©monies destinĂ©es Ă  guĂ©rir ceux que l’on croyait ĂŞtre victimes de morsure d’une araignĂ©e lĂ©gendaire, la tarentule.

Le ballet de Jean Coralli, La Tarentule (1839), a beaucoup contribué à la popularité de la tarentelle au XIXe siècle.

Plusieurs compositeurs classiques ont Ă©crit des tarentelles : Rossini, Chopin, Bizet, Saint-SaĂ«ns, Massenet, FaurĂ©, Debussy, Liszt, Stravinski, Chostakovitch. Et bien d’autres.

D’autres danses italiennes ont nourri la musique classique.

- Le Saltarello : Le compositeur Felix Mendelssohn inclut le saltarello dans le mouvement final de sa symphonie italienne.

- La Sicilienne : Plusieurs compositeurs célèbres, tels Bach ou Fauré, ont écrit des partitions sur cette forme (6/8 ou 12/8) et les ont baptisées « Sicilienne ».

- La forlane : cette danse originaire du Frioul fut introduite en France par André Campra à la fin du XVIIe siècle. Elle devint une danse de cour. Longtemps tombée en désuétude, elle fut utilisée par Chausson dans ses Quelques danses en 1896 et par Ravel dans Le Tombeau de Couperin en 1917.

IV – Les imports d’origine espagnole

- Le boléro : Cette forme espagnole, rendue célèbre par Maurice Ravel, est une danse de bal et de théâtre à trois temps, apparue en Espagne au XVIIe siècle puis codifiée par Lorenzo Cerezo.

Django Reinhardt s’est inspirĂ©e du bolĂ©ro, spĂ©cialement de l’Ĺ“uvre de Ravel, pour dĂ©velopper sa technique rythmique de guitare.

- Le Fandango :
C’est un style musical et une danse traditionnelle espagnole de couple, d’origine andalouse, accompagnĂ©e de castagnettes et de guitare qui peut ĂŞtre chantĂ©e.

De grands compositeurs ont Ă©crit des fandangos. Parmi eux de Espagnols bien sĂ»r : Antonio Soler (Fandango pour clavecin, dont l’attribution est douteuse), Isaac AlbĂ©niz (Málaga, de la suite Iberia, 1905-1908), Granados (El Fandango del candil et Serenata del espectro, de la suite Goyescas, 1912-1914), Manuel de Falla (Danza del molinero, du ballet Le Tricorne, 1919), Ernesto Halffter (Danza de los jĂłvenes, du ballet Sonatina, 1928).

Mais aussi des compositeurs non espagnols : Gluck (Don Juan, 1761), Mozart (Les Noces de Figaro, 1786), Rimski-Korsakov (Capriccio espagnol, 1887), Macandé, Luigi Boccherini (Quintette à cordes avec guitare Del Fandango, G.448), Bernard Herrmann (générique de La Mort aux trousses, 1959).

- La Romance : La romance est un genre musical, de forme brève, généralement conçu pour voix et accompagnement instrumental.

C’est aussi un style de la musique espagnole. Mais la Romance en musique classique dĂ©signe des Ĺ“uvres purement instrumentales (romances pour violon op. 40 et 50 de Beethoven), voire une partie seulement d’une telle Ĺ“uvre (par exemple dans le Concerto pour violon de Beethoven, 3e mouvement).

Le genre connaĂ®t son âge d’or pendant la RĂ©volution et l’Empire, puis il dĂ©cline et sera finalement supplantĂ© par le lied d’origine germanique.

On trouve une romance Ă  la scène 4 de l’acte II du Mariage de Figaro ou la Folle journĂ©e de Beaumarchais. Elle est inspirĂ©e du style mĂ©diĂ©val. Cette romance est un poème sous forme de chanson, le tout sur la mĂ©lodie de Marlbrough s’en va-t-en guerre, destinĂ© Ă  sĂ©duire la comtesse.

(Source principale : Wikipédia)

A chacun sa chaconne

Dimanche, septembre 26th, 2010

rameau

La chaconne est un genre musical qui remonte au moins au XVII ème siècle. Les grands noms sont ici Bach, Haendel, Buxtehude, Couperin, Lully, entre autres.

Pourquoi ce titre ? Parce que la chaconne est une forme de variation et qu’en ce domaine chacun peut trouver chaussure Ă  son pied. Nous prendrons par exemple chaconne très connue de Bach en rĂ© mineur BWV 1004.

Nous avons cette transcription de Johannes Brahms,
Celle de Busoni.

Mais nous pouvons aussi écouter cette chaconne interprétée de diverses manières et par différents instruments :

Au violon
Au piano. On appréciera la virtuosité finale du musicien.
A la guitare (Andrès Ségovia)
A la guitare mais plus récent (Julian Bream)

A l’Ă©coute, on relève les caractĂ©ristiques essentielles de la chaconne : son caractère rĂ©pĂ©titif liĂ© Ă  la structure refrain / couplets qui tirerait son origine du rondeau musical. Pour Ă©viter la monotonie, les reprises se font sur des variations rythmiques, harmoniques ou mĂ©lodiques. Mais l’ensemble reste marquĂ© par une certaine lenteur.

La mesure Ă  trois temps et le principe de l’ostinato (*) font de la chaconne un genre dĂ©finitivement baroque mĂŞme si certains compositeurs modernes ont dĂ©nommĂ© “chaconnes” certaines de leurs Ĺ“uvres (Rachmaninov par exemple).

[ * L'ostinato est la répétition obstinée d'une rythmique, d'une mélodie, d'une harmonie. On en trouve aussi des exemples d'application dans le Canon de Pachelbel et le Boléro de Ravel, les grounds et la musique minimaliste ]

Outre la chaconne de Bach, en voici quelques autres marquées par le style personnel de leurs compositeurs :

Couperin
Buxtehude (douce chaconne Ă  l’orgue)
Lully (Pour “Le Bourgeois gentilhomme” de Molière)
Rameau (Les Indes galantes)
Purcell qui n’est pas sans rappeler une Ĺ“uvre de Rameau.
Marin Marais

La chaconne est une danse Ă  3 temps originaire du Mexique. Elle a Ă©tĂ© employĂ©e par Lully et Gluck pour leurs opĂ©ras. Elle constitue le morceau final des tragĂ©dies lyriques et opĂ©ras-balais. Mais la chaconne a fini par se confondre avec la passacaille, si bien que les compositeurs nomment leurs Ĺ“uvres tantĂ´t “chaconne” tantĂ´t “passacaille”.

La passacaille que l’on pourra s’Ă©couter les soirs d’hiver oĂą n’est-ce pas ça caille ? AĂŻe ! Oui je sors. Non, ne me raccompagnez-pas, je connais la sortie.

Fantaisies, bagatelles et autres formes libres

Vendredi, septembre 24th, 2010

schubert

Saviez-vous que la Lettre Ă  Elise (en rĂ©alitĂ© “FĂĽr Elise”) est une bagatelle ? Et la Truite de Schubert, une variation ? D’autres Ĺ“uvres très connues sont des fantaisies, des impromptus ou des improvisations. Toutes ces formes libres de la musique classique s’opposent aux genres formels comme la suite, la sonate, la symphonie et autres genres que nous traiterons dans un article ultĂ©rieur (sauf la suite dĂ©jĂ  traitĂ©e dans l’article “A l’origine Ă©tait la suite). Pour le moment, intĂ©ressons-nous aux formes libres !

La bagatelle

“FĂĽr Elise” en la mineur WoO 59 est la bagatelle la plus connue de Beethoven. Mais la WoO 52 en do mineur et la WoO 56 en do majeur ont aussi des Ĺ“uvres magnifiques.
A Ă©couter :
bagatelle WoO 52 en do mineur (presto)
bagatelle WoO 56 en do majeur (allegreto)
bagatelle en fa majeur opus 33 / III

La bagatelle est une pièce courte sans prĂ©tention au ton badin, lĂ©ger. La fantaisie, elle, n’est pas nĂ©cessairement lĂ©gère. Mais c’est une musique qui s’Ă©carte aussi des cadres formels.

La fantaisie

La fantaisie la plus cĂ©lèbre est, je crois, cette fantaisie impromptu de Chopin opus 66“Ah ! vous dirai-je maman” de Mozart, que les apprentis pianistes apprennent, est aussi une fantaisie (Ă©couter) D’autres grands compositeurs ont donnĂ© dans la fantaisie : Schumann, Liszt, Rachmaninov…La fantaisie, contrairement Ă  la bagatelle, peut-ĂŞtre parfois longue (chez Schubert, Liszt par exemple). Finissons ce chapitre lĂ©gèrement avec Eric Satie et sa fantaisie-valse.

L’impromptu

Il s’agit ici d’une composition musicale proche de l’improvisation et adaptĂ©e en gĂ©nĂ©ral Ă  un instrument seul. Ici Schubert le prolifique apparaĂ®t le plus reprĂ©sentatif. Ses deux sĂ©ries de 4 impromptus en opus 90 et 142 sont Ă  Ă©couter intĂ©gralement :
Ă  Ă©couter cet extrait cĂ©lèbre de l’impromptu D.899 opus 90
Exemple d’impromptu de Chopin
Gustav Malher a composé cet impromptu.
Dernier exemple, ce superbe impromptu de Fauré.

La variation

La variation est un procĂ©dĂ© par lequel on modifie le thème Ă  travers une sĂ©rie de phrases musicales. C’est sans doute la forme la moins libre des genres ici Ă©voquĂ©s parce que, mĂŞme si le thème peut s’avĂ©rer très lointain si l’on transforme Ă  la fois la mĂ©lodie, le rythme et l’harmonie, c’est quand mĂŞme le thème qui est le cĹ“ur de l’Ĺ“uvre.

On ne présente plus les variations Goldberg de Bach.
Ce qu’on sait moins c’est que La Truite de Schubert est un air variĂ©. La pièce est en fait la Quintette en la majeur D667 mais elle est connue sous le nom “La Truite” car le quatrième mouvement est un thème variĂ© sur un lied de Schubert, die Forelle (la truite), lui-mĂŞme inspirĂ© d’un texte de Schubart. Oui, j’ai bien Ă©crit Schubart ! Schubart Ă©tait un poète. Cocasse, n’est-ce pas ?

“Ah ! vous dirais-je maman” de Mozart une variation d’une comptine populaire (lire ici l’article de Wikipedia). Mozart a composĂ©, par fantaisie, 12 variations sur ce thème connu Ă  son Ă©poque.

La variation a donné naissance à des formes spécifiques comme la chaconne ou la passacaille. La chaconne est une danse à 3 temps originaire du Mexique. Elle a été employée par Lully et Gluck pour leurs opéras. La passacaille est un genre qui se rapproche de la chaconne.

On peut s’arrĂŞter lĂ . Je pourrais parler de l’improvisation mais dix pages n’y suffiraient pas…Bonne Ă©coute !

A l’origine Ă©tait la suite

Vendredi, septembre 24th, 2010

bach

La suite de musiques de danses est la lointaine origine de la sonate et donc de la musique classique. L’objectif de cet article est de présenter de manière simple et pédagogique cette origine de la musique instrumentale occidentale. En fin d’article, je passerai aux travaux pratiques avec un album de ma composition dédié tout spécialement au Panda « Sonate Le Panda ».

C’est Jean-Sébastien Bach qui a porté l’art de la suite à son point le plus abouti. Ses suites pour violoncelle ont illustré des films. Haendel aussi composa des suites : sa grande sarabande a servi notamment de bande sonore au film Barry Lindon.

I -De quoi se compose une suite ?

La suite se constituait d’un prélude et d’une alternance de danses populaires lentes ou rapides. Le tout était joué dans la même tonalité (par exemple : en sol majeur).

a ) Le Prélude avait pour but de permettre au joueur de luth de se chauffer et d’accorder son instrument. Cette introduction n’était soumise à aucune règle.

b ) La deuxième pièce, l’ »Allemande » obéit au contraire à des règles de composition très strictes, en particulier au contrepoint (mélodies superposées, comme en polyphonie : exemple le chant en canon de « Frère Jacques » dans « Trois hommes et un couffin »). L’allemande est une danse qui venait d’Allemagne, de coupe binaire au tempo modéré, avec reprises et avec des mesures de 2 ou 4 temps. Il faut s’imaginer des danseurs en couples qui évoluent sur un rythme d’une promenade. L’Allemande est l’ancêtre de la partie Allegro de la sonate.

c ) La Courante vient ensuite (pas obligatoire) : c’est une danse de coupe binaire, avec reprises, à 3 temps. C’est une danse au tempo assez vif très appréciée alors des Français et des Allemands. On la qualifie de danse française. Elle vient contraster avec l’Allemande qui la précède, par sa légèreté.

d ) La Sarabande qui suit est d’origine espagnole et peut-être importée du Nouveau Monde. C’est l’ancêtre du mouvement lent de la sonate. La Grande Sarabande de Haendel, oeuvre sublime, est demeurée célèbre. Elle illustre Barry Lindon, ce chef-d’oeuvre de Kubrick. C’est une danse noble et lente de coupe binaire à 3 temps se terminant généralement sur le 2ème temps. Il faut imaginer des danseurs avançant très lentement : 2 pas et un 3ème pas glissé.

e ) La gigue concluait la suite dans un esprit festif et populaire. La gigue est l’ancêtre du mouvement vif de la sonate. Elle est d’origine anglaise ou irlandaise.

f ) Pièces complémentaires : Entre la sarabande et la gigue pouvaient s’intercaler un menuet, une gavotte (avant d’être la vedette des festoù noz bretons, elle était une dansee médiévale originaire soit de la région des Gaves soit de Gap), une chaconne, ou une passacaille.

II – Les grands compositeurs de suites :

Bach et Haendel, on l’a dit. Mais aussi Couperin, Froberger, Pachelbel (et son célèbre canon), Buxtehude, Telemann, Rameau…

Courte playliste :

Prélude de la suite no1 pour violoncelle de Bach

Allemande de Bach jouée par Glenn Gould.

Allemande de la suite no1 pour violoncelle de Bach

Courante de Bach interprétée par le guitariste classique John William

La célèbre sarabande de Haendel

III -Travaux pratiques et illustration

Je termine mon propos par une composition personnelle de ce mercredi, une sonate en trois mouvements « Le Panda ». Cela pêche un peu par l’interprétation car je souffre d’une névralgie bracchio cervicale qui m’empêche de répéter. Mais qu’on se rassure, ce n’est pas inaudible ! Si un instrumentiste doué pouvait la rejouer et l’arranger un peu, ce serait parfait.

La sonate du Panda

Peut-être que je pourrai reprendre et améliorer les pièces de ma sonate quand le rhumatologue m’aura soigné (Je le paierai en espèces sonates non trébuchantes).