Archive for the ‘Musique classique’ Category

La playliste musicale de Noël

Dimanche, décembre 26th, 2010

Voici ma playliste de Noël : que de la musique sélectionnée avec soin. Mettez en route et laissez tourner !

Du classique et du baroque : Bach, Haendel, Paganini, Schumann, Villa-Lobos, Rachmaninov, etc.

Et plein de géniaux créateurs amateurs.

Plusieurs pages sont consacrées au classique, le moderne et la pop se retrouvant vers la fin.

A Ă©couter ici.

DĂ©couvrez 5 compositeurs inconnus !

Samedi, novembre 27th, 2010

Il est des passionnĂ©s qui s’intĂ©ressent Ă  des compositeurs que la postĂ©ritĂ© a trop injustement dĂ©daignĂ©s. C’est le cas de Fergus, blogueur et mĂ©lomane, qui, pour notre plus grand bonheur, exhume des personnages insolites et talentueux des fonds de l’Histoire !

Voici leurs portraits ! (je ne reprends que les rĂ©sumĂ©s : cliquez sur le titre pour accĂ©der Ă  l’article complet)

Le nègre des Lumières

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un nouvel article sur Obama. Le « Nègre des lumières », c’est ainsi qu’Alain Guédé nomme l’étonnant, le séduisant, le talentueux Joseph Boulogne, chevalier de Saint-Georges, dans la passionnante biographie qu’il lui a consacrée aux éditions Actes Sud. Compositeur, violoniste, escrimeur, bourreau des cœurs, sportif émérite, le chevalier fut tout cela à la fois. Il fut également le premier officier noir de l’armée française.

Elisabeth Jacquet de la Guerre, première femme-compositeur

Du temps de Louis XIV seule une quarantaine de compositeurs a évité l’humiliation posthume d’un oubli total. Parmi eux, quelques rares noms connus*, mal le plus souvent, mais de femme, point. Il a pourtant bel et bien existé une pionnière, fort talentueuse de surcroît et reconnue à la Cour du très exigeant Roi-Soleil : Élisabeth Claude Jacquet de la Guerre.

Padre Davide, rock star du 19ème siècle

Rien ne prĂ©disposait ce jeune prĂŞtre lombard Ă  devenir une star adulĂ©e dans une Italie oĂą l’engouement pour la musique d’opĂ©ra culminait alors Ă  un niveau jamais atteint dans aucun autre pays. Aujourd’hui largement oubliĂ©, Padre Davide da Bergamo attirait pourtant des foules considĂ©rables dans les Ă©glises oĂą il se produisait Ă  l’orgue, rĂ©inventant la musique liturgique pour le plus grand plaisir de ses compatriotes enthousiastes, de ses fans, dirions-nous aujourd’hui…

Herschel, la tĂŞte dans les Ă©toiles

Cinq nouvelles galaxies, dont la lumière a voyagĂ© durant 10 milliards d’annĂ©es avant d’atteindre la Terre, viennent d’être dĂ©couvertes (lien) par des chercheurs de l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA). Grâce au tĂ©lescope Herschel. Un fabuleux outil baptisĂ© ainsi en hommage Ă  un grand astronome dont on a oubliĂ© qu’il fut Ă©galement un… compositeur de qualitĂ©.

Beaucoup d’hommes, dans leur vanité, rêvent de laisser une trace de leur séjour terrestre, ne serait-ce qu’un nom. Bien peu y parviennent. Quelques-unes des obscures célébrités passées n’en ont pas moins remarquablement tiré leur épingle du jeu ; tel est précisément le cas de Daniel-François-Esprit Auber. Grâce au… métro !

L’auteur des articles : Fergus.

Symphonies, concertos, symphonies concertantes

Lundi, novembre 15th, 2010

Ne vous laissez pas dĂ©concerter par le risque de confusion de ces trois genres ! On peut aisĂ©ment les diffĂ©rencier. C’est l’objet de cet article que de les dĂ©crire avec leurs particularitĂ©s.

Ces trois genres se distinguent essentiellement par leur origine et leur structure. Mais aussi par les grands noms qui s’y rattachent.

I – Le concerto, une Ĺ“uvre en trois temps d’origine italienne

Le concerto est en trois mouvements (sauf exceptions) : rapide, lent, rapide.

Le concerto, tout comme son nom, est d’origine italienne. Il se dĂ©veloppa dès la pĂ©riode baroque. Le concerto classique est issu du concerto grosso baroque mais avec un contraste accru entre le soliste et l’orchestre.

Quelquefois, les appellations sont trompeuses. Ainsi, alors que le concerto est une pièce musicale pour un ou plusieurs instruments accompagnĂ©s d’un orchestre, certains compositeurs, tel BĂ©la BartĂłk, ont nommĂ© des Ĺ“uvres “concertos pour orchestre”. Ce titre ne doit pas tromper ; il a Ă©tĂ© choisi afin de souligner le traitement virtuose des diffĂ©rents instruments de l’orchestre.

Les inventeurs du concerto sont Antonio Vivaldi bien sûr, mais aussi Arcangelo Corelli, Giuseppe Torelli mais aussi Giuseppe Tartini, Francesco Geminiani, Pietro Antonio Locatelli.

A la suite de tous ces Italiens, Bach composera les “concertos brandebourgeois”, Mozart et Chopin s’illustreront aussi dans le genre.

Pour un plus large descriptif du concerto, lire mon article “Le concerto, dialogue en trois mouvements avec un virtuose“.

II – La symphonie est une Ĺ“uvre en 4 mouvements (au moins) qui nous vient d’Europe centrale (Autriche, Allemagne, Bohème)

La symphonie se distingue du concerto par sa structure en 4 mouvements (au moins) : un mouvement rapide de forme sonate, un mouvement lent, un scherzo (ex-menuet : lire mon article “Comment le menuet est devenu le scherzo“), puis Ă  nouveau un mouvement rapide pour le final. Cependant, la symphonie peut comporter jusqu’Ă  8 mouvements. Contrairement au concerto, on ne peut plus parler de forme fixe pour la symphonie dont les crĂ©ateurs modernes ont fait Ă©clater les structures classiques.

Alors que le concerto est nĂ© Ă  la pĂ©riode baroque, la symphonie proprement dite n’a vu le jour qu’au deuxième tiers du XVIII ème siècle avec Haydn et la pĂ©riode classique.

Le père de la symphonie est Joseph Haydn. C’est lui qui en a fixĂ© les règles. Mais il n’en pas l’unique inventeur. Le genre fut initiĂ© prĂ©cĂ©demment par Mannheim, Stamitz, Sammartini, Wagenseil. Si la symphonie est autrichienne et allemande, elle ne tire pas moins son origine lointaine de la sinfonia italienne qui Ă©tait une ouverture d’opĂ©ra structurĂ©e en 3 mouvements (vif – lent – vif).

C’est Beethoven qui fera de la symphonie une Ĺ“uvre grandiose, magistrale. Haydn en a composĂ© 106 (recensĂ©es Ă  ce jour) contre seulement 9 pour Beethoven, qui sont cependant plus connues. Mozart, Ă  la suite de Haydn, a Ă©galement contribuĂ© au dĂ©veloppement du genre.

III – La symphonie concertante, autre genre autonome

La symphonie concertante est la dernière à voir le jour. Elle apparaît quelques années avant la Révolution française.

NĂ©e au croisement du concerto et de la symphonie, elle ne constitue pas moins un genre bien Ă  part de ces deux autres.

Elle tient de la symphonie parce que les parties du ou des solistes ne sont pas en opposition ou en conflit avec l’orchestre. Mais elle tient aussi du concerto parce qu’elle est Ă©crite pour des solistes qui jouent leur propre partition.

L’ancĂŞtre de la symphonie concertante est le concerto grosso.

Joseph Haydn, auteur de 106 symphonies classiques, n’a composĂ© qu’une seule symphonie concertante : la Symphonie concertante pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre en si bĂ©mol majeur (1792), aujourd’hui classĂ©e comme sa Symphonie nÂş 105 (Hob. I:105). Encore cette symphonie tient-elle plus du concerto grosso que de la symphonie concertante de forme mozartienne.

Mozart, influencĂ© par l’Ă©cole de Mannheim et par Johann Christian Bach (le « Bach de Londres »), en crĂ©a trois, la première Ă©tant la plus connue : La Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mi bĂ©mol majeur, K. 364 (1779), la seule achevĂ©e et authentifiĂ©e.

Ludwig van Beethoven n’en a composĂ© aucune.

Sur la symphonie concertante, je vous renvoie Ă  l’article très complet de Fergus : “La symphonie concertante : de Stamitz Ă … Sarkozy

Comment le menuet est devenu le scherzo

Samedi, novembre 6th, 2010

On dit que le menuet d’Exaudet a servi de timbre à plus de 200 chansons. Quant aux scherzos, le plus célèbre est certainement celui de Paul Dukas repris par Walt Disney dans Fantasia : “L’Apprenti sorcier, scherzo symphonique”.  Le menuet fut la seule danse de la suite baroque  à survivre à la disparition de celle-ci au profit des formes plus évoluées : sérénades,  sonates et symphonies. Il disparaît définitivement avec le scherzo beethovenien.

Du menuet “à petits pas”…

C’est pour le divertissement du roi que Jean-Baptiste Lully, compositeur officiel du Roi Soleil, donna au menuet son heure de gloire. Le souverain adorait danser.  De plus, le menuet est une danse à la chorégraphie noble et imposante qui, alliée aux fastes de Versailles, peut offrir à la monarchie tout son éclat et lui permettre d’éblouir les cours d’Europe.

Mais la danse est plus ancienne. Elle serait originaire du Poitou et tirait son nom de ce qu’on la dansait à pas menuets (à petits pas).

Le menuet faisait partie des danses facultatives de l’ancienne suite baroque au même titre que la gavotte ou la bourrée, autres danses traditionnelles à la structure formelle d’ailleurs très proche.  Le menuet est une danse à trois temps égaux et à mouvement relativement modéré car, si son tempo est relativement rapide, la chorégraphie, les mouvements, sont basés sur les mesures (sur les blanches pointées), ce qui en fait une danse finalement assez lente.  Par cette force toute contenue, le menuet est gracieux, aérien, noble et élégant.

Ce qui explique qu’au XVIII ème siècle, les théoriciens en défendront la spécificité et la pureté face aux diverses altérations populaires qui l’assaillent.

Le célèbre menuet du violoniste français André-Joseph Exaudet, tiré d’une de ses sonates en trio, deviendra un modèle pour bon nombre d’autres pièces. Il a servi à plus de deux cent danses jusqu’au début du XXème siècle.

Le menuet ne disparaît pas avec l’appartion de la sonate. Il y sera intégré, en troisième position. Rappelons que dans la suite baroque, le menuet s’insérait après la sarabande et avant la gigue.  Mais sa présence était facultative.

La structure du menuet est binaire comme toutes les danses anciennes. Chaque partie est répétée, supportant alors quelques ornements supplémentaires. Dès que le premier menuet se termine, un second commence. On le nomme trio car souvent, il était écrit à trois voix, la basse se taisant lors son exécution. Le trio, plus lent et plus sentimental en général, adopte la même structure binaire et répétée. Suit alors le retour du premier menuet joué, cette fois, sans les reprises.

Il y aura encore des menuets dans les symphonies de Haydn, de Beethoven, de Stamitz, mais il disparaît ensuite, remplacé par le scherzo.

… au scherzo symphonique monumental

D’origine italienne, le scherzo désigne une composition de caractère plaisant ou divertissant (littéralement « plaisanterie »). Puis il désigne une évolution du menuet dont il garde la structure de deux reprises, un trio d’une ou deux reprises, un da capo (retour au début) sans reprise, et se terminant souvent par une Coda (”queue”). La carrure thématique est généralement de seize mesures se divisant en deux demi-phrases égales articulées en deux fois quatre mesures. Les menuets et les scherzos s’écrivent toujours avec une mesure à trois temps, 3/4 le plus souvent. La différence essentielle réside dans la manière de prendre la pulsation, de battre la mesure :

- le menuet, battu à la noire le plus souvent dans un tempo modéré, est une danse à trois temps binaires, le premier un peu appuyé, le deuxième en écho, le troisième rebondi ;
- le scherzo est pris à la mesure, le temps égal à la blanche pointée devient ternaire ; contrairement à la valse qui suit une évolution parallèle, ce n’est plus une danse mais uniquement une musique instrumentale. Le trio change souvent de tonalité et parfois de mesure.

Le scherzo devient une pièce à part entière comme chez Chopin (Scherzo dit le « Banquet Infernal »), Brahms (Scherzo pour piano) ou encore Stravinski (Scherzo fantastique, Scherzo à la russe… ).

Ou bien la troisième partie d’une sonate ou d’une symphonie.  Généralement en troisième position dans la forme musicale sonate traditionnelle, on le retrouve aussi bien en deuxième mouvement comme par exemple dans la symphonie n° 9 de Beethoven où il prend des proportions monumentales, ou encore dans la troisième sonate de Chopin.

Le plus célèbre est sans nul doute le poème symphonique de Paul Dukas d’après la ballade de Goethe et popularisé par Walt Disney dans Fantasia : L’Apprenti sorcier, scherzo symphonique.

Les valses et les ballets

Lundi, novembre 1st, 2010

La musique classique sait aussi faire danser.  Les valses et les ballets en mettent plein les mirettes.  Les peintres le savent bien qui les ont immortalisés dans leurs chefs-d’œuvre. Les deux genres musicaux se mélangent parfois : des valses célèbres comme celles de “Casse-Noisette” ont illustré des ballets.

La valse a ce rythme bien particulier qui emporte les danseurs et les grise plus que toute autre forme musicale. Le fait que les partenaires se déplacent en tournant sur eux-mêmes n’est-il pas fait justement pour faire tourner les têtes ?  Pour une fois en musique classique, les corps sont autorisés à s’exprimer.

I – La valse

La valse est restée très populaire.  Elle fait encore rêver les gens. Avant cette danse célèbre que l’on a tant de fois admirée au cinéma, à la télévision, était la valse lente. C’est la forme la plus ancienne. Mais cette forme ancienne à deux temps a laissé la place à la valse viennoise à trois temps, au pas plus rapide. Il existe des particularismes : la valse anglaise (forme de des valse lente), la valse musette française . Mais ce sont les valses de Vienne rendues célèbres par  Johann Strauss, père et fils, qui sont les plus nobles et les plus prisées. C’est le fils qui composa la fameuse valse “Le Beau Danube bleu”.

Quelques exemples de belles valses lentes :

Carulli, un compositeur italien du XIXème, fut l’un des premiers à écrire des oeuvres pour guitare. Exemple cette petite valse à la guitare (vidéo YouTube).

Une valse lente de Carulli

Valse lente du compositeur finlandais Oskar Merikanto

Valse triste de Sibelius

Valse no 2 de Chopin

Les valses nobles et sentimentales de Maurice Ravel (exemple)

Quelques grandes valses viennoises  :

Le Beau Danube bleu

Aimer boire et chanter

Valse de l’empereur

Sang viennois

La valse reste moderne.  “Jazz Suite n°2 : Valse n°2″ de Chostakovitch a été rendu célèbre par la publicité. Nous avons découvert “Amour et Printemps” d’Emile Waldteufel comme générique de l’émission télé “ciné-club”.  Ce compositeur français méconnu a aussi composé quelques autres grandes valses comme :  “Les Patineurs” et “Valse de la poupée”. La “Valse d’Amélie” du compositeur  Yann Tiersen a illustré le film “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”.

II – Les musiques de ballets

Le ballet est un genre dramatique dont l’action est figurée par des pantomimes et des danses. Ses origines remontent à la Renaissance italienne (XVe siècle).

Les valses on toute leur place dans les ballets classiques. Très connues, les valses du ballet “Casse-noisettes” de Tchaikovski sont ici superbement mises en scènes :

Casse-noisette (Nutcracker) – Valse des fleurs (YouTube)

Valse des flocons (YouTube)

Le Lac des cygnes (YouTube)

Un peu d’histoire : Le ballet (”ballo”) a vu le jour à la cour italienne de la Renaissance  où les mariages étaient somptueusement célébrés. L’épouse du roi Henri II, l’italienne Catherine de Medicis, l’importa en France et lui donna son soutien financier. Mais c’est au XVIIe siècle, à la cour de Louis XIV, que le ballet connaîtra un développement important.

Le ballet intercalaire, inséré dans un opéra, devient ensuite une spécificité de l’art lyrique français (Lully, Rameau), mais aussi chez Gluck.

Le ballet moderne va le supplanter, les conceptions wagnériennes rendant caduque la pratique du ballet intercalaire : le ballet comportera désormais une comprend une succession d’épisodes qui s’enchaînent de manière continue.

La compagnie des Ballets russes est fondée par des Russes exilés à Paris après la Révolution de 1917. Elle ravive l’intérêt du public pour le ballet.

Des caprices et des cavatines

Mardi, octobre 19th, 2010

korsakov

“Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…” ce vers de Rimbaud (”on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans”) m’a paru convenir au sort de la cavatine, musique très ancienne qui meurt sur les lèvres sans aucune chance d’un rappel puisque la cavatine est sans “da capo” : on ne revient jamais au début pour la rejouer.

Sonnez les cavatines !

La cavatine est donc une musique, une chanson, d’ordinaire assez courte, que l’on ne répète pas et qui se rencontre souvent dans un récitatif obligé (opéra). A l’origine, elle était toujours composée d’une seule partie.

Une des cavatines les plus connues est Casta diva. Elle est extraite de l’opéra Norma créé par Vincenzo Bellini en 1831 à la Scala de Milan. La plus célèbre interprétation est celle de Maria Callas. Ou encore “Salut, demeure chaste et pure” tirée du célèbre Faust de Gounod, “Una voce poco fa” tirée du Barbier de Séville de Rossini…. Une autre cavatine célèbre est tirée des Noces de Figaro de Mozart : c’est l’air du début du quatrième acte « L’ho perduta » (Je l’ai perdue) chanté par Barberine (en italien Barbarina). Elle est reprise dans Les Témoins d’André Téchiné (2007). (source : Wikipédia)

La cavatine est morte aussi avec le “lied” allemand.

Voici des cavatines à écouter. Je n’ai mis ici en lien que les airs instrumentaux.

Cavatine opus 144 de Saint-Saëns Superbe ici avec le piano et le trombone !

Cavatine Di Donna Caritea opus 60

Une cavatine de Debussy

Une jolie cavatine de Carl Reinecke, compositeur allemand de talent éclipsé par ses contemporains illustres, Liszt, Mendelssohn ou Schumann.

Et celle-ci pour conclure.

Les amateurs d’opéras trouveront facilement des cavatines chantées.

Les compositeurs s’offrent des caprices (ou cappricios)

Un capriccio ou caprice est une pièce musicale souvent enjouée et de forme libre. Le capriccio typique est rapide, intense et souvent virtuose.

Johannes Brahms a écrit plusieurs “capricci” pour piano à la fin de sa vie. Ces œuvres marquent la fin de la période romantique.

Ecoutons quelques-unes jouées ici par Hélène Grimaud :

Opus 116 partie une
Opus 116 partie trois
Opus 116 partie sept

On ne peut qu’être frappé par le caractère inhabituel de ces compositions.

Niccolò Paganini a composé ses 24 caprices pour violon seul.
Opus 1 Andante
Le mĂŞme Ă  la guitare
Cappriccio no 4 Ă  la guitare toujours
Cappriccio no 9 encore Ă  la guitare parce que vous le valez bien

Et puisque nous sommes avec la guitare, comment passer à côté de ce chef-d’œuvre de Francisco Tarrega “Cappriccio arabe“.

Un Cappricio qui Malher pas mal.

Nous ne pouvons conclure sans Ă©voquer Bach qui conclut la Partita en C mineur BWV 826 par un caprice.
BWV 992
BWV 993

Son contemporain Haendel HV 467

Le cappriccio en musique baroque est souvent une courte pièce pour clavier (Frescobaldi, Bach).

Dans la grande musique classique, il peut être utilisé pour des œuvres orchestrales :

Tchaikovsky : Cappriccio italien opus 45

Rimsky-Korsakov a composé un “Capriccio italien” et un “Capriccio espagnol” opus 34 (partie I aubade).

Saint-Saëns.

La sonate serait-elle espagnole ?

Lundi, octobre 11th, 2010

La sonate serait-elle née en Espagne ? C’est la thèse que défend la revue Télérama (écouter la webradio ici). Selon cette revue, c’est le compositeur espagnol Antonio Soler qui serait à l’origine de cette forme classique. Mais nous verrons que les choses ne sont pas si simples. Cette thèse part d’une volonté de réhabiliter la musique espagnole trop méconnue. L’entreprise est louable mais la conclusion n’est guère probante. En effet, le journaliste soutient que Soler et Scarlatti composaient de vraies sonates. Or, les musicologues nous disent que ce n’étaient pas des sonates au vrai sens du terme même si elles pouvaient en porter le nom.

La naissance de la sonate Ă  Naples

Le journaliste fait observer que Soler et Scarlatti étaient compatriotes parce que leur pays faisaient partie de l’empire de Charles Quint. Ce point aussi est discutable : rétrospectivement, peut-on dire qu’ils sont de même nationalité au regard de l’Histoire ? Ne doit-on pas considérer ce fait comme un aléa des guerres de conquête ?

Antonio Soler (1729 – 1783) était, comme son prédécesseur Gaspard Sanz (1640 – 1710), un prêtre  espagnol qui composait de la musique. On peut écouter ses sonates sur Deezer. Mais tout comme Gaspard Sanz, Antonio Soler a appris la musique auprès de maîtres napolitains. Tous deux furent organistes même si Sanz choisit ensuite la guitare. Quant à Soler, il fut formé auprès du napolitain  Scarlatti. Bon, on  peut encore dire que ce dernier était presque espagnol puisqu’il passa les trente dernières années de sa vie en Espagne. Mais s’il y passa tout ce temps, il le mit à profit pour y introduire  son style très particulier, influencé certes par la musique populaire de son pays d’adoption. Donc, comme je disais, ce n’est pas simple…

La création de la sonate classique par l’Ecole de Vienne

- Haydn : Si Haydn est plus connu pour ses œuvres pour quatuors à corde qui firent sa renommée et pour ses symphonies, ce compositeur créa une soixantaine de sonates pour clavier, au moins, après avoir fixé cette forme musicale. Les sonates de Haydn dont la fameuse sonate n°59 en mi bémol explorent, avant Mozart et Beethoven, toutes les possibilités de la sonate classique et fondent les règles de ce classicisme. Ce que reconnaîtront les pianistes Glenn Gould et Vladimir Horowitz qui consacrèrent leur dernier disque publié de leur vivant aux sonates de Haydn. Hommage justifié pour ces œuvres à la fois limpides et originales, tantôt légères (ré majeur, ut majeur), tantôt plus graves (fa majeur, la bémol), qui portent la marque de ce compositeur rigoureux mais original (son côté autodidacte y est sans doute pour quelque chose).

- Mozart : Il a composé de célèbres sonates comme Sonate n° 16 en do majeur, KV545,  Sonate KV331 dont le très célèbre 3ème mouvement « à la turque ».

Beethoven instille le romantisme dans ses sonates pour piano.

32 Sonates, composées entre 1799 et 1824 dont les célèbres Sonate n° 8 opus 13, « Pathétique », Sonate n° 14 opus 27 n° 2, « Clair de lune », Sonate n° 23 opus 57, « Appassionata », Sonate n°21 opus 53 « Waldstein ». Les dernières sonates opus 109, 110 et surtout l’opus 111 figurent parmi les références du genre. Outre l’influence majeure incontestable de Haydn, Beethoven s’est fortement inspiré de Muzio Clementi dès 1795.

Il reste acquis que, malgré plusieurs siècles d’usage du mot « sonate », ce genre musical désigne la  forme donnée par Haydn et Mozart. Si le nom de Scarlatti fut associé à 555 « sonates » pour clavecin, ces pièces n’étaient pas des sonates au sens moderne. C’étaient des œuvres plus proches des « suites » que des sonates classiques. Rien ne permet donc d’affirmer qu’Antonio Soler fut le père de la sonate. Padre Soler fut « père « tout court !

Les genres fokloriques en musique classique

Vendredi, octobre 8th, 2010

mazurka

Le bicentenaire de la naissance de FrĂ©dĂ©ric Chopin nous rappelle les cĂ©lèbres “Polonaises” du compositeur et ses Mazurkas. D’autres formes rendent hommage au folklore ou empruntent aux genres traditionnels comme la tarentelle, le fandango, le bolĂ©ro, la polka.

I – Les imports de la tradition polonaise

Evidemment, le nom de Chopin vient ici en premier. Avec ses Polonaises, ses mazurkas.

La Polonaise entre dans le genre classique au XIXe siècle avec MichaĹ‚ Kleofas OgiĹ„ski, Ignacy DobrzyĹ„ski, mais surtout avec FrĂ©dĂ©ric Chopin. Il ne faut pas la confondre avec la Polka qui est en rĂ©alitĂ© issue de BohĂŞme et s’est dĂ©veloppĂ©e dans les pays voisins de la Pologne.

La mazurka est une danse paysanne qui sera introduite dans les salons européens par Jan Stefani et Maciej Kamieński.

Parfois les genres se confondent et Chopin puise directement dans la mazurka traditionnelle. Sa “Polonaise en Fa dièse mineur, Op. 44″ pour piano seul (surnommĂ©e la “tragique” polonaise) est composĂ©e comme une Mazurka.

Sa Polonaise la plus connue est sa “Polonaise hĂ©roĂŻque”. L’air est dans toute les tĂŞtes. Sur YouTube.

II – Les imports venant de BohĂŞme

Nous avons évoqué la Polka. La polka est une danse originaire de Bohême (actuelle République tchèque).

Le mot polka ne désigne pas une musique polonaise mais vient du tchèque půlka (moitié ou demi), décrivant le pas chassé (demi-pas) servant de base à la danse.

Il s’agit d’une forme dĂ©rivĂ©e de danses issue de danses plus anciennes : nimra, bourrĂ©e, Ă©cossaise, scottish…

Avec ses 160 numĂ©ros d’opus, Johann Strauss Fils est sans conteste le « maĂ®tre » de la polka de la fin du XIXe siècle. Mais les compositeurs tchèques comme Smetana, Dvořák ou ZdenÄ›k Fibiche cherchent une authenticitĂ© plus « nationale ».

Jacques Offenbach l’intègre dans nombre de ses opĂ©ras bouffes. Georges Bizet, Gioachino Rossini (Petite polka chinoise), Bohuslav MartinĹŻ, Jose.

III – Les imports d’origine italienne

- La tarentelle nous vient du Sud de l’Italie. Très ancienne, il s’agit d’une musique particulièrement vivace. Elle donnait lieu Ă  des danses effrĂ©nĂ©es qui pouvaient durer des journĂ©es entières, Ă  l’occasion de cĂ©rĂ©monies destinĂ©es Ă  guĂ©rir ceux que l’on croyait ĂŞtre victimes de morsure d’une araignĂ©e lĂ©gendaire, la tarentule.

Le ballet de Jean Coralli, La Tarentule (1839), a beaucoup contribué à la popularité de la tarentelle au XIXe siècle.

Plusieurs compositeurs classiques ont Ă©crit des tarentelles : Rossini, Chopin, Bizet, Saint-SaĂ«ns, Massenet, FaurĂ©, Debussy, Liszt, Stravinski, Chostakovitch. Et bien d’autres.

D’autres danses italiennes ont nourri la musique classique.

- Le Saltarello : Le compositeur Felix Mendelssohn inclut le saltarello dans le mouvement final de sa symphonie italienne.

- La Sicilienne : Plusieurs compositeurs célèbres, tels Bach ou Fauré, ont écrit des partitions sur cette forme (6/8 ou 12/8) et les ont baptisées « Sicilienne ».

- La forlane : cette danse originaire du Frioul fut introduite en France par André Campra à la fin du XVIIe siècle. Elle devint une danse de cour. Longtemps tombée en désuétude, elle fut utilisée par Chausson dans ses Quelques danses en 1896 et par Ravel dans Le Tombeau de Couperin en 1917.

IV – Les imports d’origine espagnole

- Le boléro : Cette forme espagnole, rendue célèbre par Maurice Ravel, est une danse de bal et de théâtre à trois temps, apparue en Espagne au XVIIe siècle puis codifiée par Lorenzo Cerezo.

Django Reinhardt s’est inspirĂ©e du bolĂ©ro, spĂ©cialement de l’Ĺ“uvre de Ravel, pour dĂ©velopper sa technique rythmique de guitare.

- Le Fandango :
C’est un style musical et une danse traditionnelle espagnole de couple, d’origine andalouse, accompagnĂ©e de castagnettes et de guitare qui peut ĂŞtre chantĂ©e.

De grands compositeurs ont Ă©crit des fandangos. Parmi eux de Espagnols bien sĂ»r : Antonio Soler (Fandango pour clavecin, dont l’attribution est douteuse), Isaac AlbĂ©niz (Málaga, de la suite Iberia, 1905-1908), Granados (El Fandango del candil et Serenata del espectro, de la suite Goyescas, 1912-1914), Manuel de Falla (Danza del molinero, du ballet Le Tricorne, 1919), Ernesto Halffter (Danza de los jĂłvenes, du ballet Sonatina, 1928).

Mais aussi des compositeurs non espagnols : Gluck (Don Juan, 1761), Mozart (Les Noces de Figaro, 1786), Rimski-Korsakov (Capriccio espagnol, 1887), Macandé, Luigi Boccherini (Quintette à cordes avec guitare Del Fandango, G.448), Bernard Herrmann (générique de La Mort aux trousses, 1959).

- La Romance : La romance est un genre musical, de forme brève, généralement conçu pour voix et accompagnement instrumental.

C’est aussi un style de la musique espagnole. Mais la Romance en musique classique dĂ©signe des Ĺ“uvres purement instrumentales (romances pour violon op. 40 et 50 de Beethoven), voire une partie seulement d’une telle Ĺ“uvre (par exemple dans le Concerto pour violon de Beethoven, 3e mouvement).

Le genre connaĂ®t son âge d’or pendant la RĂ©volution et l’Empire, puis il dĂ©cline et sera finalement supplantĂ© par le lied d’origine germanique.

On trouve une romance Ă  la scène 4 de l’acte II du Mariage de Figaro ou la Folle journĂ©e de Beaumarchais. Elle est inspirĂ©e du style mĂ©diĂ©val. Cette romance est un poème sous forme de chanson, le tout sur la mĂ©lodie de Marlbrough s’en va-t-en guerre, destinĂ© Ă  sĂ©duire la comtesse.

(Source principale : Wikipédia)

Des rhapsodies de toutes les couleurs

Vendredi, octobre 1st, 2010

Ou comment le nationalisme hongrois s’est nourri de la culture tzigane (suivez mon regard sur l’actualitĂ©…)

C’est comme le petit oiseau de BĂ©caud, des rhapsodies, il y en a de toutes les couleurs !

Ce genre musical proche de la fantaisie est particulier puisqu’il cĂ©lèbre une nation. C’est un peu par provocation dans le contexte actuel que nous allons commencer par une rhapsodie tzigane. Du compositeur français Edouard Lalo. Ce compositeur d’origine espagnole avait l’esprit ouvert : il composa aussi une rhapsodie norvĂ©gienne (partie une, partie deux très Ă©nergique) et s’inspira aussi d’ailleurs de lĂ©gendes bretonnes pour composer l’opĂ©ra “Le roi d’Ys” (Ys : citĂ© lĂ©gendaire engloutie).

Les rhapsodies connurent un essor important au XIX ème siècle avec l’explosion des nationalismes. L’inventeur de cette forme libre serait le Tchèque Václav Jan KĹ™titel Tomášek (1774-1850). A sa suite, de grands compositeurs ont crĂ©Ă© des rhapsodies Ă  la gloire des nations.

I – Le nationalisme hongrois :

Seconde petite provocation, nous regarderons ici comment deux très grands compositeurs hongrois ont exalté leur nation au moyen de la rhapsodie.

Franz Liszt :

Liszt a composĂ© 19 rhapsodies pour lĂ©gitimer la musique de son pays. Mais Bartok montrera qu’il s’agissait en rĂ©alitĂ© de musiques tziganes (on en revient Ă  ma petite provocation de dĂ©part) que Liszt bien entendu magnifia ! Mais Liszt utilisa aussi ce genre musical par rĂ©fĂ©rence aux rhapsodies grecques, les chants des poètes (les rhapsodes Ă©taient des conteurs qui allaient de ville en ville).

Rhapsodies hongroises : dont 4 sont Ă©coutables sur Deezer.

Rhapsodie espagnole On entend nettement après la 2ème minute le thème d’une sarabande, danse originaire d’Espagne.

BĂ©la BartĂłk : EnthousiasmĂ© par “Also spracht Zarathoustra” de Richard Wagner, Ă©tudiera cette Ĺ“uvre et rejoindra le mouvement nationaliste hongrois alors en plein essor.

Rhapsodie pour violoncelle et piano, 1928

II – Les autres compositeurs de rhapsodies

Maurice Ravel composa lui aussi une Rhapsodie espagnole.

AntonĂ­n Dvořák, qui cĂ©lĂ©bra le Nouveau Monde dans une symphonie de ce nom, rendit aussi hommage Ă  l’âme slave : Rhapsodies slaves, opus 45, 1878.

Johannes Brahms : Rhapsodie avec alto, 1869, deux rhapsodies pour piano, 1879

George Gershwin : Rhapsody in Blue. Une rhapsodie d’inspiration nationaliste bien que le nom soit plus discret, puisqu’il qu’il s’agit d’une rhapsodie dans la “note bleue”, autrement dit dans le jazz, cette musique des Etats-Unis…

Serge Rachmaninov : Rhapsodie sur un thème de Paganini, 1934. En extrait ce célébrissime passage.

Et pour finir, cette rhapsodie hĂ©braĂŻque d’Ernest BlochSchelomo.

De toute les couleurs, je vous dis !

En guise de travaux pratiques et pour rĂ©concilier le genre humain, j’ai composĂ© pour accompagner ce papier une mini rhapsodie terrienne. Evidemment rien Ă  voir avec les chefs-d’Ĺ“uvre citĂ©s ci-dessus.

Belles sérénades, aubades et nocturnes

Vendredi, octobre 1st, 2010

Les sĂ©rĂ©nades et les aubades jouent des fonctions bien dĂ©finies : Ă  l’origine du moins, il s’agissait de rendre hommage Ă  une dame au bas de sa fenĂŞtre le soir (sĂ©rĂ©nade) ou Ă  l’aube (aubade), d’agrĂ©menter de mĂ©lodies ses apparitions dans une dĂ©marche galante. Les nocturnes, en revanche, n’ont pas eu de fonction prĂ©cise.

C’est Mozart qui a composĂ© les sĂ©rĂ©nades les plus cĂ©lèbres et notamment celle dite Haffner, par la suite comptĂ©e comme la 35e symphonie de Mozart, ou Symphonie de Haffner, ou encore “Petite musique de nuit” (“Eine Kleine Nachtmusik”).

Quant aux nocturnes, elles demeurent associĂ©es au nom de FrĂ©dĂ©ric Chopin mais leur invention remonte en rĂ©alitĂ© Ă  des compositeurs tels que l’irlandais John Field (1782-1837).

J’ai sĂ©lectionnĂ© ci-dessous des pièces musicales correspondant Ă  ces trois catĂ©gories :

I – Les aubades

Anne QuĂ©ffelec interprète une aubade d’Eric Satie : “Avant-dernières pensĂ©es” Et l’on imagine les arrières-pensĂ©es de l’amant musicien jouant l’aubade Ă  la dame Ă  sa fenĂŞtre…

Roméo et Juliette est évidemment incontournable pour le genre ici traité. Prokofiev : aubade de la suite no 3 opus 101

Darius Milhaud, “La cheminĂ©e du roi RenĂ© – II Aubade

Les Anglais aussi ! Elgar : “Aubade de la Nursery Suite”

Ah ! J’oubliais, l’aubade se disait aussi “alborada”. On trouve ainsi, par exemple, une aubade ainsi nommĂ©e par Maurice Ravel : Alborada del gracioso (aubade du gracieux). L’orchestre est dirigĂ© par Pierre Boulez.

Et, puisque l’alborada est espagnole, place au maestro Torru Kannari qui interprète ici une Ĺ“uvre du grand compositeur espagnol Tarrega (il y a un accent sur le premier “a” mais le clavier ne le trouve pas…

II – Les sĂ©rĂ©nades

J’ai eu envie de commencer par ma prĂ©fĂ©rĂ©e, cette sĂ©rĂ©nade de Schubert que je livre en deux versions :

Piano et violon (Anne Gastinel, Claire DĂ©sert : je ne sais si c’est le bon ordre…)

A la guitare par Pedro Ibanez

Ah ! Mozart. Forcément :

Sérénade no 15 K525 : Ici
Et lĂ 

Sérénade du concerto pour violon en si majeur

D’autres sĂ©rĂ©nades grandioses et sublimes avec :

Dvoràk dirigé par yehudi Mehudin.

TchaĂŻkovsky

Toujours TchaĂŻkovsky

Un petit dĂ©tour par le jazz avec Glenn Miller et sa “Moonlight serenade” et Django Reinhardt.

et par le rock avec le groupe Jethro Tull.

Revenons au classique pour signaler les Sérénades pour orchestre de Brahms. Il y a la Sérénade no 1 opus 11 et la Sérénade no 2 opus 16. Chacune comprend plusieurs mouvements. Voici un extrait de la no 1.

III – Les nocturnes

Chopin a composé 21 nocturnes. On peut en écouter 19 ici.

Ces listes ne sont Ă©videmment pas exhaustives.

On peut aussi composer en amateurs de petites Ĺ“uvres des genres musicaux de cet article. Je me suis amusĂ© Ă  illustrer mon propos d’exemples de travaux pratiques personnels, comme j’ai eu l’occasion de le faire pour des articles prĂ©cĂ©dents.

aubades